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Les 3 ponts de Montpon - Ouverture des travaux

Page 3 sur 6: Ouverture des travaux

Le 15 février 1832, Messieurs GERARD, TARIOTE et FOUCHE, entrepreneurs de travaux publics "ont mis la main à l'oeuvre pour l'ouverture des travaux".
La surveillance administrative du chantier a été mis en place le 1er août 1832.

         "Le pont de Monpont est placé perpendiculairement au cours de la rivière, établi sur la section du passage du bac de Monpont, fondé sur pilotis et construit en pierre de taille, libage, moëllons et briques, il se compose de 5 arches en plein cintre de 6 mètres de rayon, les piles sont défendues par un avant et arrière bec, de forme angulaire, arrondis..."

Cette surveillance ne sera que partielle car elle s'arrêtera avant que le pont ne soit achevé.  Toujours est-il que les premières constatations de l'Administration des Ponts et Chaussées concernant le début des travaux furent favorables, en effet le début de l'historique débute comme suit :

           "Les chantiers étaient alors bien approvisionnés, depuis cette époque jusqu'au 1er août 1832, les travaux marchaient sans surveillance administrative ; la bonne exécution du travail selon toute apparence fait l'éloge de l'entrepreneur ; s'il existe quelques défauts dans l'exécution, le blâme ne serait sur lui seul retomber. Dans le courant de notre récit, nous ferons connaître suivant nos faibles lumières les parties vicieuses du travail et nous nous empresserons de signaler celles qui méritent des éloges."
Cet historique long de 46 pages s'arrêtera le 18 octobre 1832.

Chaque pile sera fondée sur un ensemble de 45 pieux en bois de pin du pays de 30 centimètres de diamètre moyen sans l'écorce, pieux munis à leur extrimité d'un sabot de fer à quatre branches d'un poids de 3 kg 500. Ils devront donc en conséquence être taillés avec soin pour que le fer porte parfaitement sur les joues de bois. Les culées, quant-à-elles, ne reposent que sur 36 pieux.

Les pieux sont battus par un mouton de 260 kg, actionné par une sonnette à tiraude manoeuvrée par dix-huit hommes. Chaque pieu est enfoncé de 2.50 mètres à 2.80 mètres dans le sol sans avoir reconnu un refus absolu, chaque pieu reçoit trente volées sans interruption. Deux sonnettes sont en action et en moyenne dans la journée huit pieux sont mis en place : deux mois et demi de travail harassant. La fin du battage eut lieu le 22 avril 1832.

L'ensemble des pieux est noyé dans un béton composé de deux parties d'arène et d'une partie de chaux éteinte dans lequel on a noyé du silex. Tout cela est recouvert d'un plancher de chêne de 10 centimètres d'épaisseur. Cet ensemble se trouve à un niveau de 0.55 mètre en dessous de l'étiage adopté. C'est là-dessus que seront bâties les piles et les culées du pont.
Suit dans cet historique toutes les péripéties du chantier dont, la qualité fait l'éloge de tous.
"En général, tout le travail déjà exécuté est d'une fort belle éxécution, et n'offre auncun vis dans son ensemble, il est dans toutes ses parties fort bien traité, et assurera à la postérité sa bonne éxécution".......  "Ce pont est d'une légèreté rare et par la forme de ses piles d'une grâce admirable".

Malheureusement deux accidents ont jeté la consternation sur le chantier, le premier, le plus dramatique a couté la vie à un père de famille laissant 3 enfants en bas âge. Cet accident fut causé par la rupture d'un madrier servant à transporter une  pierre forte de dimension destinée au bec aval de la 4ème arche. "La victime frappée principalement sur le chef n'a été retrouvée que deux jours après." Les entrepreneurs absents du chantier apprirent avec peine ce malheur et résolurent aussitôt de faire à la veuve non une pension mais de lui accorder pendant toute la durée des travaux le salaire qui était donné tous les jours à son mari. De mauvais conseillers engagèrent la veuve à traîner les entrepreneus devant les tribunaux, ce qui les fit revenir sur leur décision et dans cette circonstance ce sont les enfants qui devaient être les plus à plaindre. Le second accident moins dramatique eut lieu un peu plus tard : un charpentier fit une chute sur les pieux d'échafaudage et se fractura une côte avant de tomber à l'eau. Les secours furent prompt et heureusement à temps car il ne savait pas nager. Une fois qu'il eut changé de vêtements, il reprit son travail, mais le lendemain le médecin lui donna vingt jours environ pour se remettre. L'entrepreneur n'a jugé à propos de lui donner quelques secours pendant ce temps.
Le nombre d'ouvriers employés aux travaux d'art n'a jamais excédé  dix tant poseurs que maçons, celui des manoeuvres est allé jusqu'à douze, les tailleurs de pierre huit. Les charpentiers employés ne l'ont été que temporairement.
Le pont fut achevé, ainsi qu'en témoigne le procés-verbal de réception, le 29 juin 1833 après un an et quatre mois de travaux soit avec huit mois d'avance sur le délai prescrit...

Durant la même période s'effectura le tracé définitif de la nouvelle route de Saint-Barthélémy, son ouverture eut lieu le 25 novembre 1835 :

  • 8276 mètres pour le prix de 82 000 francs
  • Soit moins de 10 francs le mètre...

Le pont fut donc en service et connut un vif succès vu la facilité d'effectuer la traversée, et remplit l'escarcelle du concessionnaire.

Que se passa-t-il alors ? Les documents sont muets. Toujours est-il que le Département décida de racheter la concession pour mettre le pont en libre circulation. Et là les choses se compliquèrent étrangement.

videmment le concessionnaire demanda une somme extravagante, plus de 120 000 francs, comme dédommagement, soit plus cher que la construction d'un nouveau pont, cette valeur ne fut pas acceptée par la Préfecture. Et de conflit en conflit il fut même envisagé, avec le concours des communes intéressées (Eygurande, Saint-Barthélémy, Echourgnac), de construire un nouveau pont au niveau de l'actuel moulin de Chandos. Les terrains d'accès étaient même achetés.
Un accord a dû être trouvé car le 18 octobre 1884 le pont est livré à la libre circulation, il devient la propriété du Département de la Dordogne (note de la Préfecture ne date du 5 novembre 1885).
La circulation augmenta alors d'une façon considérable.
LE PONT ÉTAIT TROP ÉTROIT.

Elargissement du pont
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